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Fêtes de Bayonne : le dispositif

Henri Lauqué, président de la commission extra-municipale des Fêtes a présenté le programme dans ses grandes lignes. Jean-René Etchegaray, maire adjoint chargé de la culture était là aussi, à côté du maire qui a beaucoup parlé des Fêtes. Et aussi du reste.

« S’il y a une nouvelle commission mise en place, c’est pour une discussion ouverte et sereine »

1. Où l’on reparle, mais pas trop, de la sécurité.
C’est le sujet qui a fait causer ces dernières semaines, qui a même provoqué des débats très vifs en conseil municipal. Hier, le maire a évoqué le sujet en disant : « La Fête évolue, et nous devons nous adapter. Nous sommes tenus à organiser le risque zéro. cela signifie qu’il faut envisager un dispositif contraignant, lourd et coûteux dont nous nous passerions volontiers tellement nous sommes convaincus que c’est la fête qui est la plus importante. Mais il faut bien assurer la sécurité des personnes et des biens. Il ne s’agit pas d’une paranoïa sécuritaire dont certains parlent mais d’une responsabilité que nous devons assurer ».

2. « Pour une discussion ouverte et sereine au sein de la commission ».
Jean Grenet l’a avoué hier : lui, aurait attendu l’automne pour organiser la première réunion de la commission dont la composition devait être entérinée hier soir en conseil municipal. Mais cette réunion a eu lieu pendant laquelle, il a longuement été question des missions et responsabilités de la Ville. on se souvient que Yves Ugalde avait décidé en suivant de quitter la commission regrettant que l’on y parle que de sécurité et passez du contenu des fêtes. Hier, le maire a fait le distinguo entre contenant et contenu et dit que le rôle de la commission qui se mettra au travail dès l’automne pour l’édition 2009, « c’est bel et bien le contenu des fêtes ». « S’il y a une nouvelle commission mise en place c’est pour une discussion ouverte et sereine ». Et au passage d’égratigner, sans le nommer, Yves Ugalde, en disant : « Ceux qui ont des vérités révélées et des certitudes dans ce débat ont raison de s’y soustraire ».

3. Le dispositif policier prévu pour les Fêtes.
Hier après-midi avait lieu une réunion, autour du sous-préfet Eric Morvan, entre les différentes autorités qui s’occuperont de la sécurité des Fêtes. Le matin, Jean Grenet indiquait qu’il n’y aurait pas de conférence de presse. « Remettons la fête au premier plan », insistait-il en citant le slogan de l’édition 2008: « Pour que la fête soit plus belle ». Notons quand même que le dispositif à propos duquel aucun chiffre n’a été donné hier, représente environ 500 policiers dont quatre compagnies de CRS auxquels s’ajouteront les policiers municipaux et les gendarmes qui effectueront des contrôles à la sortie de la ville.

4. Cent trente agents sont prévus pour nettoyer la ville chaque jour.
Jean Grenet a insisté sur la nécessité de penser dès cette année et encore plus les années à venir à des fêtes propres. Il faut savoir que chaque jour, cent trente agents, nettoient la ville entre 3 heures et 9 heures du matin. Ce travail représente des quantités énormes qui sont ramassées et donc un budget très lourd. Cette année, des microdéchetteries seront installées en ville et les conteurs enterrés qui étaient jusque-là hors service pendant les Fêtes pour des raisons de sécurité seront maintenus.

30 juillet 2008 - Aucun commentaire
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Paddle board : l’épreuve tombe à l’eau

PADDLE BOARD. Il n’y aura pas de deuxième édition cette année en ouverture des fêtes. Questions de sécurité. Robert Rabagny est déçu. L’an prochain, on verra


Les fêtes de Bayonne débutent le 30 juillet prochain et ce jour-là, à la différence de l’an dernier à l’occasion de la première édition, il n’y aura d’épreuve de paddle-board reliant Biarritz à Bayonne. Robert Rabagny que l’on connaît comme Géronimo, mascotte du Biarritz Olympique est également président de l’association Bayonne Plage laquelle ouvre un local rue Lagréou, une fois les fêtes venues.

L’an dernier, Robert Rabagny a imaginé une telle épreuve avec comme objectif le projet de récolter de l’argent (7500 euros) qu’il a ensuite remis cet hiver au CCAS de la Ville de Bayonne . Jusque-là, tout allait bien. mais lors de la remise de chèque, Robert Rabagny se souvient «s’être fait remonter les bretelles» et à la mairie, il lui a été signifié que l’an prochain, c’est-à-dire cette année, il n’y aurait pas de deuxième édition. Stupeur. «J’ai demandé trois fois un rendez-vous avec le maire pour que nous parlions de sécurité. Je suis maître-nageur, je sais ce que c’est que la sécurité quand on organise quelque chose. D’ailleurs, tous les surfeurs vous le diront: le plus dangereux c’est entre Biarritz et Anglet. pas sur l’Adour quand on arrive à Bayonne ».

Finalement, il n’y a pas eu de réunion ni de rendez-vous. Et la mort dans l’âme, Robert Rabagny a donc écrit aux associations qui voulaient participer à l’épreuve (il annonce une quinzaine d’associations cette année) et même s’il ne veut surtout pas polémiquer, il dit: «Nous comprenons très bien le souci du maire en matière de sécurité. Si nous nous étions vus, nous aurions pu améliorer et modifier ce qui n’allait pas l’an dernier où, je le précise, rien ne s’est passé pendant l’épreuve. Nous ne sommes quand pas des gens irresponsables. En organisant cette épreuve, nous voulions simplement renvoyer la balle à Bayonne où nous profitons des fêtes . Finalement, l’épreuve n’aura pas lieu et c’est dommage».


« La course nous intéresse ». De son côté Thomas Jaussaud, maire adjoint, notamment chargé des fêtes , ne ferme pas la porte définitivement. « Cette année, c’est tout simplement un problème de règlementation, explique-t-il. Dans la mesure où nous aurions intégré cette course dans le programme, nous aurions été responsables. Or il faut des améliorations et des autorisations portuaires pour remonter l’embouchure où circulent des cargos. il faut des garanties et on s’y est pris trop tard cette année. Et l’an prochain, on s’y prendra plus tôt. Cette course nous intéresse, nous sommes très ouverts sur le sujet mais il faut un encadrement adéquat. Ce sera notamment l’objet d’une réflexion dans le cadre de la commission des fêtes ».

Serge Airoldi

 

Environnement : les verres en plastiques consignés

Le verre en plastique consigné au prix d’un euro, pour réduire la consommation de gobelets: associations et cafetiers restaurateurs réfléchissent à la généralisation du baso berri




Rendez-vous pris à quatre. En premier, Laurent Roux, président du GAB, comprenez le Groupement des associations bayonnaises. Le GAB, créé en 2004, compte 43 associations, lesquelles fonctionnent toute l’année. C’est le très gros de la troupe. Laurent Roux est aussi président d’Haiz Egoa. À ses côtés, Gilles Bernbougle, président de l’association Alternatiba. En 2006, elle a inventé le baso berri (lire ci-contre). Et aussi, Manu Arrechea, secrétaire du GAB, membre de la peña Argitsuak et Pierre Barat, patron du Saloon, représentant des cafetiers et restaurateurs.

 

 

« Positiver ». Motif de la rencontre : le fait que le GAB et que les cafetiers restaurateurs font désormais partie de la nouvelle commission. « Nous sommes contents d’en être, assure Laurent Roux. Cela faisait trois ans que nous le demandions. Nous y sommes désormais. Nous, la politique on s’en fiche. Nous savons en revanche que c’est le lieu où se fabriquent les fêtes et nous avons envie de travailler ». Même son de cloche chez son secrétaire et chez Pierre Barat qui veut absolument « positiver ».

 

 

Que veulent-ils proposer ? Pierre Barat n’y va pas quatre chemins. « Ce qui serait bien, ce serait de regrouper un maximum de professionnels pour attirer leur attention, sur des problèmes d’hygiène notamment. C’est, par exemple, la question des toilettes ouvertes dans les établissements. C’est aussi celle des poubelles devant les bars. À la fin des fêtes , je serais satisfait si beaucoup avaient été installées pour que cela aide les services techniques de la ville ». Laurent Roux enchaîne et se souvient des chiffres donnés lors des réunions de la commission. « Le nettoyage des rues représente un poste budgétaire énorme. Si nous pouvions économiser là l’argent que l’on pourrait utiliser ailleurs… » C’est là qu’intervient Gilles Barnebougle. Le président d’Alternatiba n’a pas de solution miracle à proposer mais une idée qui fait peu à peu son chemin. C’est celle du baso berri. Le nouveau verre. Ce verre, en fait, est en plastique. Un plastique rigide, fabriqué en Allemagne.

 

 

Principe simple. Alternatiba met à disposition des associations et des professionnels, des verres. Pendant les fêtes, chaque consommateur paie le prix de la consommation auquel s’ajoute un euro de consigne. Chacun peut conserver son verre, le temps qu’il souhaite et lorsqu’il le rapporte dans un bar ou une association, l’euro est rendu. Bien sûr, le système, lourd à mettre en place, est performant si beaucoup de bars et d’associations jouent le jeu. Bien sûr, l’enjeu est important. Par exemple pour Bil ta garbi qui aide l’association dans cette opération comme d’ailleurs la CABAB. Aujourd’hui, le baso berri est utilisé dans 90 événements au Pays basque, dont cinq regroupant plus de 10 000 personnes.

Serge Airoldi

Commission des fêtes : Yves Ugalde démissionne

COMMISSION DES FÊTES. Après une réunion, mardi soir, où il trouve que l’on a trop parlé de sécurité et pas assez d’animation, Yves Ugalde a annoncé son départ

 

L‘entente plus ou moins cordiale n’aura duré que onze jours. Hier, en effet, Yves Ugalde, a annoncé qu’il se « retirait » de la commission extra-municipale des fêtes. Cette commission, nouvelle dans sa composition parce qu’elle compte désormais vingt membres au lieu de quarante, a été installée le 21 juin dernier. Et la nouvelle configuration doit être confirmée lors du prochain vote du Conseil municipal qui aura lieu le 24 juillet.

 

La décision de Yves Ugalde, l’un des deux élus de Bayonne par Cœur au sein du conseil, intervient après une réunion plénière de la commission, mardi soir. Yves Ugalde raconte : « Entre 18 h 30 et 21 h 40, on a parlé essentiellement de sécurité et d’agressions sexuelles, c’est-à-dire de choses qui sont loin des animations et du contenu des fêtes ».

Thomas Jaussaud : « Yves Ugalde essaie d’exister en créant un clash. Nous ouvrons la porte et il la claque aussitôt »

 

 

Contenu. « Qu’allez-vous faire ? Allez-vous quitter la commission ? » Hier, à ces questions, et après un bref silence, l’intéressé répondait : « Oui. Je me retire. Je n’en ferai pas partie ». Et d’ajouter : « Nous avons composé cinquante-cinq pages pour donner corps aux fêtes. Or il n’est question que de sécurité et de comportement transgressifs. Hier soir (ndlr : mardi), j’ai pris la parole une seule fois. Thomas Jaussaud (ndlr : le vice-président de la commission) a parlé quinze secondes et Henri Lauqué (ndlr : le président), dix-huit secondes. Le reste du temps, il n’a été question que de sécurité. Je dis que le bénévolat, ce n’est pas l’irresponsabilité au milieu de la fête. 90 % de la fête a été inventée et défendu par les bénévoles. Je ne conteste pas le fait que la responsabilité de la mairie soit très importante pendant les fêtes, mais nous, à la commission, nous devons apporter quelque chose d’autre. L’angle sécuritaire n’est pas le seul. La commission doit être une source à idée et pas l’endroit où l’on divulgue des idées officielles. Aujourd’hui, je ne veux pas aller au conflit. Nous fournirons quand même les résultats de nos réflexions si on nous les demande. Mais je me retire. La commission est devenue politique ». Yves Ugalde : « La commission est devenue politique ».

 

 

« Vision passéiste ». Cette vision des choses a fait fulminer Thomas Jaussaud, l’adjoint notamment chargé des fêtes. « Ce choix, c’est manifestement une exploitation politique, commentait-il hier. Il essaie d’exister en créant un clash. Notre principe a été de proposer un éventail le plus grand possible pour former la commission. Lui, a beaucoup critiqué la gestion municipale et je pensais qu’il avait donc quelque chose à proposer. Or, nous ouvrons la porte et il la claque aussitôt. Il est donc venu pour ça. Mardi soir, il a surtout soufflé et levé les yeux au ciel. Il décide de partir. Cela le regarde. Ce n’est pas une grande perte eu égard à ce qu’il a proposé. C’est-à-dire rien. À la commission, tous les avis méritent d’être écoutés et tous les enjeux qu’il y a autour des fêtes , dépassent le cadre strict des animations. Si Yves Ugalde veut vivre dans une vision passéiste des fêtes , cela le regarde. Je redis par ailleurs que les fêtes de Bayonne appartiennent au patrimoine de tous, au-delà des clivages politiques. Et si Yves Ugalde veut s’enfermer là-dedans, qu’il le fasse. »

 

 

Candidate. Lors d’une conférence de presse organisée, hier, par les communistes de la Côte Basque, Éliane Pibouleau-Blain, conseillère municipale d’opposition, apparentée communiste, élue sur la liste Bayonne Ensemble que dirige Jérôme Aguerre a fait part de son souhait de participer, l’an prochain, à la commission extra-municipale des fêtes. Installée le 21 juin dernier, cette nouvelle commission compte 20 membres. Jérôme Aguerre et Mathieu Bergé sont les deux représentants de l’opposition de gauche. Eliane Pibouleau-Blain souhaite participer aux travaux de la commission en qualité de récente Bayonnaise et aussi pour défendre l’idée selon laquelle « le patrimoine doit être mis en valeur par des novations artistiques ». Jérôme Aguerre, savait que sa co-listière souhaitait être candidate en 2009 mais ignorait qu’elle allait l’annoncer publiquement. Hier, il déclarait : « Pour l’instant c’est Mathieu Bergé et moi qui participons à la commission. J’ai dit à mes co-listiers que cette présence pourrait être tournante mais nous n’avons encore rien décidé sur la périodicité. C’est une décision qui se prendra en groupe au sein duquel, d’autres sont tout aussi légitime pour faire partie de la commission ».

Serge Airoldi

 

Commission des fêtes : la voix de Patxoki

Jano Fourcade et Klodina Aphestéguy siègeront en alternance dans la commission où ils porteront une conception qu’ils mettent en pratique depuis 1987



Quand le téléphone a sonné, ils ont d’abord été étonnés. Et même très surpris. « Mais cela a été une bonne surprise », confiait hier Jano Fourcade, lequel gère le local du Patxoki avec Klodina Aphestéguy. La surprise, c’était une invitation à participer à la nouvelle commission extra-municipale des fêtes . Jano Fourcade siègera en alternance avec Klodina Aphestéguy. Avec conviction mais en attendant de voir « ce qu’il en sortira ».

 

L’un comme l’autre ne cachent pas leurs idées. Jano était sur la liste Baiona Berria aux dernières élections municipales et Klodina assurait la permanence. Quant au local de la rue des Cordeliers, l’affichage dit clairement où l’on entre. Bien sûr, pendant les fêtes , on y cause de politique et ici, la politique a la couleur de l’abertzalisme.

 

Tout s’explique par l’histoire des lieux ouvert en juin 1987 où se retrouvaient insoumis, rebelles, féministes et on en oublie. « Beaucoup de tendances et de contestation en fait », résume Jano Fourcade qui se souvient aussi des concerts alternatifs qui se succédèrent.

 

Pourquoi Patxoki ? Pour évoquer le nom du groupe Patxa qui fit les beaux jours des années quatre-vingt.

Mais au-delà du discours, il y a aussi une volonté très affirmée de défendre une certaine façon de faire la fête. Cela tient à une somme de pratiques que Jano et Klodina défendront au sein de la commission.

 

 

« Niet aux nuisances sonores ». Déjà, il y a les enceintes dans la rue. « Nous, nous disons niet à cette nuisance, affirment-ils. Dans le local, il y en a dans le local mais tournées vers l’intérieur. Il y a aussi les comptoirs extérieurs dans les rues étroites. Nous sommes contre, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. La concentration humaine et trop de bruit ne provoquent que de l’agressivité.

 

Nous pensons qu’il faudrait étaler la fête géographiquement y compris vers Saint-Esprit et aussi en créant un village de casetas, par exemple pour les peñas trop petites où l’accès n’est pas facile pour le public. En fait, il faudrait vraiment contribuer à désengorger le Petit Bayonne ».

Dans le local, et parce que « ce n’est pas un local comme les autres », ceux de Patxoki clament haut et fort qu’on ne vient pas chez eux uniquement pour boire un coup.

 

 

Verres consignés. On vient aussi pour s’informer : sur les agressions sexuelles, le sida, sur la défense du droit des saisonniers. Les tarifs sont convenables et affichés en français et en basque. Bien sûr la question de la langue sera évoquée au sein de la commission. Quant aux boissons non alcoolisées, elles sont moins chères que celles qui le sont. Quant aux toilettes, ce n’est pas du tout un détail, elles sont ouvertes et offrent un accès pour les handicapés. Il y a aussi les verres en plastique réutilisables et consignés moyennant un euro. « En fait, souhaiterait Jano Fourcade, on voudrait une fête de curieux et de découverte et pas seulement de consommation ».

 

 

Maider Exoan. Elle représente le Collectif contre les violences sexistes et au sein de la commission extra-municipale, elle représente aussi le Collectif des femmes en Pays Basque. « Enfin, nous sommes autour de la table, disait-elle hier. C’est une grande première. Un pas considérable. Il y a quelques années, on ne nous recevait même pas à la mairie et il ne fallait surtout pas parler de ces sujets. Désormais, ce qui est encourageant, c’est de sentir une bonne écoute au sein de la commission. Nous attendons maintenant un signe fort. Les violences sexistes existent tout au long de l’année. Elles n’apparaissent pas seulement pendant les fêtes où il y a quand même un degré très fort de permissivité. Notre souci est de relayer le message tout au long de l’année comme c’est le cas par exemple pour les questions qui concernent l’alcool au volant. Pour les violences sexistes qui ont beaucoup à avoir avec des problèmes d’éducation, nous avons des propositions à faire en diffusant un message qui s’adresse à tous et qui ne culpabilise pas les victimes potentielles. Nous espérons aussi qu’il y aura un suivi après les fêtes, tout au long de l’année ».

 

Serge Airoldi