Foulée du Festayre 2008 : le classement final complet
Hier, près de 3 000 personnes ont participé à cette course des Fêtes. Depuis Biarritz jusqu’au parking des allées Boufflers de Bayonne, ils ont beaucoup transpiré sous la chaleur
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les résultats complets de
Pour cette neuvième édition, la Foulée du
feystare a réuni 2 828 participants, soit presque 200 de plus que l’an passé.
Une affluence jamais vue depuis la création de la course. Et pour la deuxième
année consécutive, c’est le Palois Jérémy Pierrat qui l’a emporté en un temps
record. Il lui aura fallu 38 minutes et 42 secondes pour arriver au bout de ces
12 kilomètres de course. Avec ce chronomètre, le jeune homme de 24 ans effectue
le meilleur temps jamais réalisé. « La chaleur a été dure à supporter mais je
voulais gagner. Je sens plus la fatigue que l’an dernier mais je me sens heureux
», explique le coureur du club d’athlétisme des Aigles de Pau.
Ambiance de
fête.
À l’arrivée,
il devance de peu Lionel Lamy et Lionel Pétriacq, eux aussi, adeptes de la
course. Mais parmi les participants, on comptait aussi beaucoup de locaux. Ils
étaient 60 % sur la ligne de départ, à la Côte des Basques à Biarritz. Dans les
rangs, trois minutes avant le coup d’envoi, Angloys, Biarrots, Bayonnais…, un
foulard rouge autour du cou, ont entonné des chants basques. « Cette course,
c’est aussi le moyen d’ouvrir les fêtes avant l’heure. Le sport fait parti de
l’ambiance que l’on va avoir pendant ces jours de festivité », souligne
Michelle, originaire de Briscous. Bien souvent, ils sont venus simplement pour
participer. Peu importe le chronomètre. « On avait décidé de faire cette course
tous les trois, entre amis. On s’est suivi tout le long et on a réussi à la
finir ensemble. C’est le plus important » sourit Inès, une Biarrote de 26 ans.
Au coup d’envoi, ça se bouscule. Tout le monde accélère pour tenter de se frayer
un chemin. Difficile de trouver son rythme dans de telles conditions. « Je
marchais presque. Je ne pouvais que piétiner. J’ai réussi à prendre ma vitesse
de croisière au bout de la 4ème minute seulement » témoigne Florence, une jeune
Hendayaise de 18 ans.
Une course exténuante.
Après la difficile mise en jambe arrive la
montée du Miramar, à Biarritz. « Là, j’en ai pris plein les jambes. J’ai bien
senti que la course allait être difficile », sourit Bruno, un Angloy qui
participe pour la quatrième année. Heureusement, quelques minutes plus tard
vient la descente vers le VVF d’Anglet où il est alors possible de récupérer.
Mais
très vite, la difficulté revient.
Après le passage devant la page des Sables d’Or, il s’agit
à présent de monter la côte de Fontaine Laborde. Le pire moment de la course. Un
dénivelé important pour une pente très longue.
« J’ai pris un vélo pour finir tellement je n’en
pouvais plus »
« J’ai pris un vélo pour finir tellement je n’en pouvais plus »,
témoigne Jenna, 21 ans.
Après Anglet, direction Bayonne. « On aperçoit les ponts de la ville mais
ils sont encore loin.
On se dit qu’on ne va jamais réussir à finir la course
», indique Olivier.
A l’arrivée, certains regardent leur montre, d’autres se tiennent la
main, s’arrosent, lèvent les bras. Entre-temps, d’autres ont abandonné. Mais,
peu importe. Maintenant, l’heure est à la fête.
: Lisa Etcheberry.
Fêtes de Bayonne 2008 : le programme des festivités
Découvrez
le programme complet des Fêtes de Bayonne 2008 sur www.fetes.bayonne.fr
Quarante formations musicales en piste.
Près de quarante formations musicales animeront les rues pendant les quatre
jours de fête comme les bandas et aussi les bals populaires dans les différents
lieux de la ville : places de
Quatre courses de vaches à Saint-André.
A Bayonne, les courses de vaches, c’est plus qu’une tradition où des talents se
sont révélés au fil des ans. A suivre plusieurs rendez-vous, le jeudi et
vendredi à 17h30 et le samedi à 11h30 et 17h30.
Le Karrikaldi place Jacques-Portes.
C’est la troisième édition place Jacques-Portes, du jeudi au dimanche, de 16 h
30 à 23 heures. C’est le rendez-vous très prisé pour les amateurs de danses et
de chants traditionnels. L’an dernier, près de 3 000 personnes s’étaient
réunies là. cette année, à ne pas manquer vendredi, la présentation d’un saut
spécifique à Bayonne, le Baionarrak, composé par le musicien Jean-Pierre
Dumoulin.
Le championnat du monde d’omelette au piment.
Il est organisé par le syndicat de défense du piment doux du Pays Basque et du
Seignanx sur le Carreau des Halles le mercredi 30 juillet au moment où les
coureurs accompliront le parcours de
Le réveil du roi Léon.
C’est l’un des grands rendez-vous des Fêtes. Tous les jours, des milliers de
personnes se regroupent sous le balcon de l’Hôtel de Ville pour réveiller le
paresseux. La première apparition du roi date de 1987. les associations
Or-Konpon et Zahakin cherchaient à l’époque des idées pour rassembler les
familles au cœur de la fête.
Corrida de rejon le samedi et corrida le dimanche.
Samedi 2 août, premier rendez-vous taurin avec une corrida de rejon à 18
heures. Le lendemain, première corrida du cycle bayonnais avec des toros de
Hubert Yonnet lesquels seront embarqués lundi et arriveront à Bayonne le soir
même, pour les toreros Juan José padilla, le Bayonnais Julien Lescarret, et
Luis Bolivar.
Qui lancera les clés depuis le balcon ?
Hier, Henri Lauqué a dit qu’une clé serait lancé par le capitaine des
basketteurs de Denek Bat, qu’une autre le serait par les rameurs de l’Aviron Bayonnais
et de
Foulée la cheville
FOULÉE DU FESTAYRE. –«
Sud-Ouest », comme les années précédentes, a participé à cette course
classique d’endurance sur le BAB. Avant de craquer au pont Grenet
Cauchemar, calvaire,
supplice, chemin de croix? À ce niveau-là, même les qualificatifs les
plus extrêmes feraient presque figure d’euphémismes. Jamais, dans ma
jeune carrière sportive, course à pied ne m’aura paru si pénible et
frustrante.C’était ma deuxième participation à la Foulée du Festayre. L’année dernière, malgré une condition physique très moyenne, j’avais parcouru les 12,9 km en 1 h 08. Soit un temps objectivement honorable qui me permettait d’aborder cette édition dans un état d’esprit optimiste. D’autant que cette fois, j’avais pu me préparer un peu plus sérieusement, à l’exception des deux dernières semaines en raison d’une légère inflammation à un tendon.
La distance réduite de 800 mètres cette année, je me fixais comme objectif raisonnable de taper en dessous de l’heure. Autant dissiper le suspense tout de suite : je n’ai pas réussi à relever le défi. Et pour cause, puisque je n’ai tout simplement pas terminé la course?
Mes jambes me semblent peser une tonne chacune
Dans le rouge. Retour en arrière. 9 heures : dans un état de fébrilité avancé, j’effectue quelques brefs mouvements d’étirements avant de m’installer sur la ligne de départ. « Essaie de te mettre le plus devant possible qu’on puisse t’avoir », me glisse un photographe de « Sud Ouest ». Rétrospectivement, je ne peux que le maudire pour cette injonction, même si elle n’a évidemment pas grand-chose à voir avec ma déchéance.
9 h 35. Le starter retentit. Poussé par l’euphorie de cette place dans les deux cents premiers, je me sens pousser des ailes. Erreur de débutant : au kilomètre deux, je suis déjà dans le rouge. Au trois, dans l’ultra-violet.
Quand arrive la côte de Fontaine Laborde, je repense à l’article que j’ai écrit voilà deux jours. Lionel Pétriacq, vainqueur en 2003 et qui confirme depuis son statut de Poulidor bayonnais de la Foulée (il s’est encore classé deuxième hier), y mettait les concurrents en garde : « Attention à la côte de Fontaine Laborde, il faut bien la négocier car il reste cinq bons kilomètres après ».
Pour ma part, je laisse le « bien » de côté et tente juste de la grimper sans m’arrêter. Je lutte. Il faut l’encouragement compatissant de spectateurs massés au bord de la route pour que je trouve un second souffle.
Enfin le rond-point de Stella Maris. Totalement déshydraté, je me laisse allègrement doubler par des dizaines de coureurs partis plus prudemment que moi. Mes jambes se dérobent sous mon poids. Elles me paraissent peser une tonne chacune. Dans un élan de clairvoyance mi-aigrie mi-amusée, je souris en moi-même de ma dégaine de cosmonaute.
Entorse. L’avenue de l’Adour me semble durer une éternité. Je cours toujours à la vitesse d’un marcheur asthmatique. Le foulard rouge noué autour de mon cou m’empêche de respirer. J’hésite à le détacher. Est-ce une faute à l’égard de l’esprit des fêtes ? Mon visage rougi par l’effort se chargera de réassortir les couleurs.
Dans cette longue descente menant vers le pont Grenet, je manque de m’arrêter une bonne centaine de fois, au bas mot. Décidant de me sortir les tripes, je tire jusqu’au deuxième ravitaillement situé à 4 km de l’arrivée.
Mais malgré mon abnégation, il doit être écrit que je ne finirais pas la Foulée cette année. Deux cents mètres plus loin, je m’effondre, victime d’une entorse de la cheville, imputable à mon absence totale de lucidité. Je regarde autour de moi : aucun obstacle à l’horizon. Ridicule. Et très douloureux, pour couronner le tout.
La Foulée du Festayre a ceci de particulier que la solidarité inter-participants n’y est pas un vain mot. Ainsi, très vite, de nombreux coureurs s’enquérissent de mon état. Un copain aussi passe par là. Il s’arrête, me propose de finir la course avec moi. Voyant que j’en suis incapable, il repart en me promettant de terminer la Foulée pour moi.
Je me relève au bout de quelques minutes, puis regagne la ligne d’arrivée, en coupant par les allées Marines. Je suis éc?uré : cette course devait me donner bonne conscience pour attaquer les fêtes. Mais la déception s’évapore vite et je me rends à l’évidence : je ne vais tout de même pas me gâcher les fêtes pour une histoire de conscience.
Pierre Maiharin.
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Ce soir, Bayonne entre en fêtes
Un an que les Bayonnais attendent ce moment avec une foi quasi
religieuse. A 22 heures pétantes, ce soir, les clés de la ville leur
seront à nouveau confiées pour cinq jours. Une gestion qu’ils
partageront comme chaque année avec des contingents de festayres venus
des quatre coins de la France. Ensemble et jusqu’à dimanche, ils seront
plus d’un million à chanter, danser, trinquer, bref, à noyer pour un
temps leurs tracas quotidiens dans cette insouciance festive.
Ce matin, la Foulée du festayre ouvrira officieusement les réjouissances. Portant T-shirt blanc et foulard rouge, plus de 2 500 coureurs s’échaufferont sur 12 kilomètres avant d’enfiler pantalon blanc et cinta (ceinture) pour la cérémonie officielle de remise du trousseau.
Parmi les invités d’honneur au balcon de la mairie, on retrouvera le capitaine de l’Aviron Bayonnais Richard Dourthe, accompagné de Yannick Noah, en concert jeudi aux Arènes, et du Béarnais champion de snowboard Romain Crépel. La surprise pourrait être la jeune Bayonnaise Pauline Ado, championne du monde junior de surf. Et encore : Jacques Chirac en cure à Biarritz, Nicolas Sarkozy en déplacement hier à Dax, il n’en faut pas plus pour que les rumeurs circulent…
Pour le reste, le programme est bien connu : défilé de bandas, courses de vaches, danses et chants basques, week-taurin suivi du corso (parade de chars). Les enfants en auront aussi pour leur amusement puisque la journée du jeudi leur est à nouveau consacrée avec le défilé des géants suivi de l’encierro ttiki (avec des toros fictifs), du réveil du roi Léon et d’un grand pique-nique.
Les clés lancées, ce sera alors entre les mains des festayres que se jouera le destin des fêtes. A eux d’en faire bon usage.
Article de Pierre Mailharin
















