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Fêtes de Bayonne : Arte.tv diffusera en live le concert de Manu Chao le 30 juillet

Le chanteur Manu Chao donnera deux concerts à l’occasion des fêtes les 30 et 31 juillet aux Arènes de Bayonne, aurait choisi ces soirées pour effectuer l’enregistrement live de sa tournée européenne qui s’achèvera à Bayonne.

 

 Le concert du 30 juillet sera retransmis en live et en intégralité sur www.arte.tv à partir de 20h50. Pendant les trois heures du spectacle, vous pourrez commenter le concert et chatter avec d’autres fans sur le site d’Arte. Trois chansons seront ensuite visibles sur le site après le concert.

Vous avez raté Manu Chao en concert en juin 2008 à Bordeaux ? Découvrez l’album-photos de l’évènement !!!

Bon plan : cours gratuits de Mutxikoak à Bayonne

MUTXIKOAK. Une semaine avant les fêtes, la mairie propose des cours gratuits de mutxikoak en vue du traditionnel Dantzazpi qui aura lieu place Jacques-Portes

 

C’est devenu un rendez-vous quasi immanquable pour les amateurs de mutxikoak. Depuis plusieurs années, Agnès Perez, mandatée par la municipalité de Bayonne , dispense des cours de mutxikoak, la semaine précédant les fêtes de Bayonne. Et cette initiative a toujours autant de succès. «Le gymnase est toujours plein, explique Agnès Perez, membre des groupes Kokin et Zeina. Les gens qui viennent ici ont des profils très différents ; certains sont en vacances, d’autres travaillent et ne peuvent se libérer que la semaine avant les fêtes. Pour certains, cette remise à niveau constitue une excellente piqûre de rappel.» «Les gens veulent s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des grands-parents, des parents, des enfants et petits-enfants. C’est très convivial »

 

Professionnelle. Cette année, l’animatrice a préféré dispenser ses cours au gymnase Robert Caillou, plutôt que place Montaut où elle ne disposait que «peu de place.» Agnès Perez connaît bien son métier. Elle danse depuis l’âge de 8 ans et a été membre de plusieurs groupes folkloriques.

Aujourd’hui, elle chante, joue du txistu et de la xirula dans “Kokin”, groupe au répertoire traditionnel chanté. Depuis peu, Agnès Perez est également membre du groupe “Zeina”, où elle est animatrice. “Zeina” offre au public des danses basques mais aussi des danses d’ailleurs. «Je suis professionnelle depuis 1999, affirme Agnès Perez. Mais ce que j’aime surtout, c’est le côté pédagogique. L’enseignement m’attire beaucoup. Lorsque je me déplace dans le cadre de festivals dans diverses régions de France ou en Europe, je fais toujours une initiation aux danses basques. Je veux transmettre la danse.» Mais le répertoire basque n’est pas un répertoire facile.”»Nous avons vraiment besoin de cette semaine d’apprentissage.Une autre semaine d’initiation l’année prochaine?


Les mutxikoak ne sont pas des danses faciles : il y a une dizaine de pas qu’il faut assimiler, mémoriser. Certains danseurs parlent la langue et essaient de comprendre la signification des pas. Mais ça ne veut rien dire ! Moins ils comprennent, mieux c’est ! J’essaie de leur apprendre, en parallèle, des danses d’ailleurs, plus faciles,» poursuit Agnès Perez.

Les mutxikoak attirent un très large public d’amateurs. Selon l’animatrice, «les gens demandent avant tout à s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des grands-parents, des parents, des enfants et petits-enfants. C’est très convivial. Et c’est ça que les gens recherchent avant tout.» Et contrairement aux idées reçues, les hommes dansent de plus en plus ! Mais Agnès Perez ne s’arrête pas là : «j’aimerais faire une autre semaine d’initiation l’année prochaine, celle-là consacrée au fandango. Mais cela nécessiterait une autre plage horaire. À la mairie d’approuver mon initiative…» En attendant l’année prochaine, l’animatrice n’a qu’un mot d’ordre pour ses élèves : «Rendez-vous au Dantzazpi !»

Pour ceux qui ont besoin d’une initiation, des cours de Mutxikoak sont dispensés gratuitement du 21 au 25 juillet de 18h à 20h au gymnase Robert Caillou, à la Floride, à Bayonne.

Maitena Idiart

Fêtes de Bayonne 2008 : au chœur des fêtes

Cent choristes se réunissent chaque semaine pour préparer la messe des bandas, la messe du dimanche des fêtes de Bayonne de l’église Saint-André.

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Dans la nef, résonnent les voix encore timides des chanteurs. Les cent choristes, dirigés par le chef de chœur Jean-Marie Eyharts, sont réunis dans l’église Saint-André. Studieux, ils se préparent pour la messe annuelle des bandas qui se tiendra dimanche 3 août à 11 heures.
Cette messe des fêtes de Bayonne existe depuis cinquante ans mais son chœur est plus récent. En 1997, l’abbé Ardohain, aujourd’hui remplacé par l’abbé Eguizabal, décide de créer un chœur moteur qui se réunirait spécialement pour cette messe particulière. Il confie alors à Jean-Marie Eyharts, organiste et chef de chœur de la paroisse de Mouguerre, la mission de préparer des chanteurs venus des paroisses et associations alentours.


La méthode Eyharts.
Le chef de chœur découvre ainsi depuis onze ans de nouveaux adeptes. « Il reste toujours un noyau d’habitués mais, chaque année, je découvre des nouvelles têtes. » Les choristes seront prêts en seulement quatre répétitions d’1h30 chacune. Ils doivent maîtriser quatorze chants en français, basque ou gascon. Tout est donc question d’organisation.

« Au départ on apprend grossièrement et ensuite on affine les nuances et les tempos » explique-t-il. Les quatre pupitres doivent d’abord apprendre leur voix, leur mélodie. D’un côté, les sopranos puis les altos ; les voix des femmes. De l’autre, les ténors puis les basses ; les voix des hommes. « Ensuite je les fais tous chanter ensemble et c’est là qu’on observe les dérapages ! Par exemple, les ténors ont souvent tendance à monter trop haut. » L’organiste accompagnera les choristes à la troisième répétition. Cela représente beaucoup de travail mais « les gens viennent avec plaisir et se créent un réseau relationnel. Beaucoup en profitent pour passer le dimanche des fêtes ensemble. »



Unité. « Quand ils maîtrisent les partitions, le chœur commence à faire corps », ajoute le chef. Un instant magique pour leur lui. L’instant où les voix se retrouvent.
Dimanche 3 août, l’orgue marquera le début de cette grande messe. Après la gaita et l’orchestre, les choristes entonneront « Agur Jaunak », le chant de salut. « On choisit toujours des chants populaires pour que la foule participe. Le chœur chante les versets et la foule les refrains. »

Le chant fédérateur Jainkoaren-ama clôturera la messe. « C’est à la fois très festif et très recueilli. » La messe des bandas, est donc un lieu d’accueil et de diversité à l’image des fêtes de Bayonne. Bien entendu, tous les acteurs de cette grande cérémonie seront en blanc et rouge.

Cécile Bourgneuf
Photo de Jean-Daniel Chopin

Commission des fêtes : la voix de Patxoki

Jano Fourcade et Klodina Aphestéguy siègeront en alternance dans la commission où ils porteront une conception qu’ils mettent en pratique depuis 1987



Quand le téléphone a sonné, ils ont d’abord été étonnés. Et même très surpris. « Mais cela a été une bonne surprise », confiait hier Jano Fourcade, lequel gère le local du Patxoki avec Klodina Aphestéguy. La surprise, c’était une invitation à participer à la nouvelle commission extra-municipale des fêtes . Jano Fourcade siègera en alternance avec Klodina Aphestéguy. Avec conviction mais en attendant de voir « ce qu’il en sortira ».

 

L’un comme l’autre ne cachent pas leurs idées. Jano était sur la liste Baiona Berria aux dernières élections municipales et Klodina assurait la permanence. Quant au local de la rue des Cordeliers, l’affichage dit clairement où l’on entre. Bien sûr, pendant les fêtes , on y cause de politique et ici, la politique a la couleur de l’abertzalisme.

 

Tout s’explique par l’histoire des lieux ouvert en juin 1987 où se retrouvaient insoumis, rebelles, féministes et on en oublie. « Beaucoup de tendances et de contestation en fait », résume Jano Fourcade qui se souvient aussi des concerts alternatifs qui se succédèrent.

 

Pourquoi Patxoki ? Pour évoquer le nom du groupe Patxa qui fit les beaux jours des années quatre-vingt.

Mais au-delà du discours, il y a aussi une volonté très affirmée de défendre une certaine façon de faire la fête. Cela tient à une somme de pratiques que Jano et Klodina défendront au sein de la commission.

 

 

« Niet aux nuisances sonores ». Déjà, il y a les enceintes dans la rue. « Nous, nous disons niet à cette nuisance, affirment-ils. Dans le local, il y en a dans le local mais tournées vers l’intérieur. Il y a aussi les comptoirs extérieurs dans les rues étroites. Nous sommes contre, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. La concentration humaine et trop de bruit ne provoquent que de l’agressivité.

 

Nous pensons qu’il faudrait étaler la fête géographiquement y compris vers Saint-Esprit et aussi en créant un village de casetas, par exemple pour les peñas trop petites où l’accès n’est pas facile pour le public. En fait, il faudrait vraiment contribuer à désengorger le Petit Bayonne ».

Dans le local, et parce que « ce n’est pas un local comme les autres », ceux de Patxoki clament haut et fort qu’on ne vient pas chez eux uniquement pour boire un coup.

 

 

Verres consignés. On vient aussi pour s’informer : sur les agressions sexuelles, le sida, sur la défense du droit des saisonniers. Les tarifs sont convenables et affichés en français et en basque. Bien sûr la question de la langue sera évoquée au sein de la commission. Quant aux boissons non alcoolisées, elles sont moins chères que celles qui le sont. Quant aux toilettes, ce n’est pas du tout un détail, elles sont ouvertes et offrent un accès pour les handicapés. Il y a aussi les verres en plastique réutilisables et consignés moyennant un euro. « En fait, souhaiterait Jano Fourcade, on voudrait une fête de curieux et de découverte et pas seulement de consommation ».

 

 

Maider Exoan. Elle représente le Collectif contre les violences sexistes et au sein de la commission extra-municipale, elle représente aussi le Collectif des femmes en Pays Basque. « Enfin, nous sommes autour de la table, disait-elle hier. C’est une grande première. Un pas considérable. Il y a quelques années, on ne nous recevait même pas à la mairie et il ne fallait surtout pas parler de ces sujets. Désormais, ce qui est encourageant, c’est de sentir une bonne écoute au sein de la commission. Nous attendons maintenant un signe fort. Les violences sexistes existent tout au long de l’année. Elles n’apparaissent pas seulement pendant les fêtes où il y a quand même un degré très fort de permissivité. Notre souci est de relayer le message tout au long de l’année comme c’est le cas par exemple pour les questions qui concernent l’alcool au volant. Pour les violences sexistes qui ont beaucoup à avoir avec des problèmes d’éducation, nous avons des propositions à faire en diffusant un message qui s’adresse à tous et qui ne culpabilise pas les victimes potentielles. Nous espérons aussi qu’il y aura un suivi après les fêtes, tout au long de l’année ».

 

Serge Airoldi