Le
chanteur Manu Chao donnera deux concerts à l’occasion des fêtes les 30 et 31
juillet aux Arènes de Bayonne, aurait choisi ces soirées pour effectuer l’enregistrement
live de sa tournée européenne qui s’achèvera à Bayonne.
Le concert du 30 juillet sera retransmis en
live et en intégralité sur www.arte.tv à partir de 20h50. Pendant
les trois heures du spectacle, vous pourrez commenter le concert et chatter
avec d’autres fans sur le site d’Arte. Trois chansons seront ensuite visibles
sur le site après le concert.
MUTXIKOAK. Une semaine
avant les fêtes, la mairie propose des cours gratuits de mutxikoak en vue du
traditionnel Dantzazpi qui aura lieu place Jacques-Portes
C’est devenu un rendez-vous
quasi immanquable pour les amateurs de mutxikoak. Depuis plusieurs années,
Agnès Perez, mandatée par la municipalité de Bayonne , dispense des cours de
mutxikoak, la semaine précédant les fêtes de Bayonne. Et cette initiative a
toujours autant de succès. «Le gymnase est toujours plein, explique Agnès
Perez, membre des groupes Kokin et Zeina. Les gens qui viennent ici ont des
profils très différents ; certains sont en vacances, d’autres travaillent et ne
peuvent se libérer que la semaine avant les fêtes. Pour certains, cette remise
à niveau constitue une excellente piqûre de rappel.» «Les gens veulent
s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des grands-parents, des parents, des
enfants et petits-enfants. C’est très convivial »
Professionnelle. Cette année, l’animatrice a préféré
dispenser ses cours au gymnase Robert Caillou, plutôt que place Montaut où elle
ne disposait que «peu de place.» Agnès Perez connaît bien son métier. Elle
danse depuis l’âge de 8 ans et a été membre de plusieurs groupes folkloriques.
Aujourd’hui,
elle chante, joue du txistu et de la xirula dans “Kokin”, groupe au
répertoire traditionnel chanté. Depuis peu, Agnès Perez est également membre du
groupe “Zeina”, où elle est animatrice. “Zeina” offre au
public des danses basques mais aussi des danses d’ailleurs. «Je suis professionnelle
depuis 1999, affirme Agnès Perez. Mais ce que j’aime surtout, c’est le côté
pédagogique. L’enseignement m’attire beaucoup. Lorsque je me déplace dans le
cadre de festivals dans diverses régions de France ou en Europe, je fais
toujours une initiation aux danses basques. Je veux transmettre la danse.» Mais
le répertoire basque n’est pas un répertoire facile.”»Nous avons vraiment
besoin de cette semaine d’apprentissage.Une autre semaine d’initiation l’année
prochaine?
Les mutxikoak ne sont pas
des danses faciles : il y a une dizaine de pas qu’il faut assimiler, mémoriser.
Certains danseurs parlent la langue et essaient de comprendre la signification
des pas. Mais ça ne veut rien dire ! Moins ils comprennent, mieux c’est !
J’essaie de leur apprendre, en parallèle, des danses d’ailleurs, plus faciles,»
poursuit Agnès Perez.
Les
mutxikoak attirent un très large public d’amateurs. Selon l’animatrice, «les
gens demandent avant tout à s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des
grands-parents, des parents, des enfants et petits-enfants. C’est très
convivial. Et c’est ça que les gens recherchent avant tout.» Et contrairement
aux idées reçues, les hommes dansent de plus en plus ! Mais Agnès Perez ne
s’arrête pas là : «j’aimerais faire une autre semaine d’initiation l’année
prochaine, celle-là consacrée au fandango. Mais cela nécessiterait une autre
plage horaire. À la mairie d’approuver mon initiative…» En attendant l’année
prochaine, l’animatrice n’a qu’un mot d’ordre pour ses élèves : «Rendez-vous au
Dantzazpi !»
Pour ceux qui ont besoin
d’une initiation, des cours de Mutxikoak sont dispensés gratuitement du 21
au 25 juillet de 18h à 20h au gymnase Robert Caillou, à la Floride,
à Bayonne.
Cent choristes se
réunissent chaque semaine pour préparer la messe des bandas, la messe
du dimanche des fêtes de Bayonne de l’église Saint-André.
Dans la nef, résonnent les
voix encore timides des chanteurs. Les cent choristes, dirigés par le
chef de chœur Jean-Marie Eyharts, sont réunis dans l’église
Saint-André. Studieux, ils se préparent pour la messe annuelle des
bandas qui se tiendra dimanche 3 août à 11 heures. Cette
messe des fêtes de Bayonne existe depuis cinquante ans mais son chœur
est plus récent. En 1997, l’abbé Ardohain, aujourd’hui remplacé par
l’abbé Eguizabal, décide de créer un chœur moteur qui se réunirait
spécialement pour cette messe particulière. Il confie alors à
Jean-Marie Eyharts, organiste et chef de chœur de la paroisse de
Mouguerre, la mission de préparer des chanteurs venus des paroisses et
associations alentours.
La méthode Eyharts.
Le chef de chœur découvre ainsi depuis onze ans de nouveaux adeptes. «
Il reste toujours un noyau d’habitués mais, chaque année, je découvre
des nouvelles têtes. » Les choristes seront prêts en seulement quatre
répétitions d’1h30 chacune. Ils doivent maîtriser quatorze chants en
français, basque ou gascon. Tout est donc question d’organisation.
« Au
départ on apprend grossièrement et ensuite on affine les nuances et les
tempos » explique-t-il. Les quatre pupitres doivent d’abord apprendre
leur voix, leur mélodie. D’un côté, les sopranos puis les altos ; les
voix des femmes. De l’autre, les ténors puis les basses ; les voix des
hommes. « Ensuite je les fais tous chanter ensemble et c’est là qu’on
observe les dérapages ! Par exemple, les ténors ont souvent tendance à
monter trop haut. » L’organiste accompagnera les choristes à la
troisième répétition. Cela représente beaucoup de travail mais « les
gens viennent avec plaisir et se créent un réseau relationnel. Beaucoup
en profitent pour passer le dimanche des fêtes ensemble. »
Unité.
« Quand ils maîtrisent les partitions, le chœur commence à faire corps
», ajoute le chef. Un instant magique pour leur lui. L’instant où les
voix se retrouvent. Dimanche
3 août, l’orgue marquera le début de cette grande messe. Après la gaita
et l’orchestre, les choristes entonneront « Agur Jaunak », le chant de
salut. « On choisit toujours des chants populaires pour que la foule
participe. Le chœur chante les versets et la foule les refrains. »
Le
chant fédérateur Jainkoaren-ama clôturera la messe. « C’est à la fois
très festif et très recueilli. » La messe des bandas, est donc un lieu
d’accueil et de diversité à l’image des fêtes de Bayonne. Bien entendu,
tous les acteurs de cette grande cérémonie seront en blanc et rouge.
Jano Fourcade et Klodina Aphestéguy siègeront
en alternance dans la commission où ils porteront une conception qu’ils mettent
en pratique depuis 1987
Quand le téléphone a
sonné, ils ont d’abord été étonnés. Et même très surpris. « Mais cela a été une
bonne surprise », confiait hier Jano Fourcade, lequel gère le local du Patxoki
avec Klodina Aphestéguy. La surprise, c’était une invitation à
participer à la nouvelle commission extra-municipale des fêtes . Jano Fourcade siègera en
alternance avec Klodina Aphestéguy. Avec conviction mais en attendant de voir «
ce qu’il en sortira ».
L’un comme l’autre ne cachent pas leurs
idées. Jano était sur la liste Baiona Berria aux dernières élections
municipales et Klodina assurait la permanence. Quant au local de la rue des
Cordeliers, l’affichage dit clairement où l’on entre. Bien sûr, pendant les fêtes , on y
cause de politique et ici, la politique a la couleur de l’abertzalisme.
Tout s’explique par l’histoire des lieux
ouvert en juin 1987 où se retrouvaient insoumis, rebelles, féministes et on en
oublie. « Beaucoup de tendances et de contestation en fait », résume Jano
Fourcade qui se souvient aussi des concerts alternatifs qui se succédèrent.
Pourquoi Patxoki ? Pour évoquer le nom du groupe
Patxa qui fit les beaux jours des années quatre-vingt.
Mais au-delà du discours, il y a aussi une
volonté très affirmée de défendre une certaine façon de faire la fête. Cela
tient à une somme de pratiques que Jano et Klodina défendront au sein de la
commission.
«
Niet aux nuisances sonores ». Déjà, il y a les enceintes dans la rue. «
Nous, nous disons niet à cette nuisance, affirment-ils. Dans le local, il y en
a dans le local mais tournées vers l’intérieur. Il y a aussi les comptoirs
extérieurs dans les rues étroites. Nous sommes contre, ne serait-ce que pour
des raisons de sécurité. La concentration humaine et trop de bruit ne
provoquent que de l’agressivité.
Nous pensons qu’il faudrait étaler la fête
géographiquement y compris vers Saint-Esprit et aussi en créant un village de
casetas, par exemple pour les peñas trop petites où l’accès n’est pas facile
pour le public. En fait, il faudrait vraiment contribuer à désengorger le Petit
Bayonne ».
Dans le local, et parce que « ce n’est pas
un local comme les autres », ceux de Patxoki clament haut et fort qu’on ne
vient pas chez eux uniquement pour boire un coup.
Verres
consignés. On vient aussi pour s’informer : sur les agressions
sexuelles, le sida, sur la défense du droit des saisonniers. Les tarifs sont
convenables et affichés en français et en basque. Bien sûr la question de la
langue sera évoquée au sein de la commission. Quant aux boissons non
alcoolisées, elles sont moins chères que celles qui le sont. Quant aux
toilettes, ce n’est pas du tout un détail, elles sont ouvertes et offrent un
accès pour les handicapés. Il y a aussi les verres en plastique réutilisables
et consignés moyennant un euro. « En fait, souhaiterait Jano Fourcade, on
voudrait une fête de curieux et de découverte et pas seulement de consommation
».
Maider
Exoan.
Elle représente le Collectif contre les violences sexistes et au sein de la
commission extra-municipale, elle représente aussi le Collectif des femmes en
Pays Basque. « Enfin, nous sommes autour de la table, disait-elle hier. C’est
une grande première. Un pas considérable. Il y a quelques années, on ne nous
recevait même pas à la mairie et il ne fallait surtout pas parler de ces
sujets. Désormais, ce qui est encourageant, c’est de sentir une bonne écoute au
sein de la commission. Nous attendons maintenant un signe fort. Les violences
sexistes existent tout au long de l’année. Elles n’apparaissent pas seulement
pendant les fêtes
où il y a quand même un degré très fort de permissivité. Notre souci est de
relayer le message tout au long de l’année comme c’est le cas par exemple pour
les questions qui concernent l’alcool au volant. Pour les violences sexistes
qui ont beaucoup à avoir avec des problèmes d’éducation, nous avons des
propositions à faire en diffusant un message qui s’adresse à tous et qui ne
culpabilise pas les victimes potentielles. Nous espérons aussi qu’il y aura un
suivi après les fêtes,
tout au long de l’année ».