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le programme complet des Fêtes de Bayonne 2008 sur www.fetes.bayonne.fr
Quarante formations musicales en piste.
Près de quarante formations musicales animeront les rues pendant les quatre
jours de fête comme les bandas et aussi les bals populaires dans les différents
lieux de la ville : places de la
République, de la
Liberté, du Carreau des Halles et du mail Chaho Pelletier.
Toutes les couleurs seront présentées : jazz, rock, traditionnel et variété.
Quatre courses de vaches à Saint-André.
A Bayonne, les courses de vaches, c’est plus qu’une tradition où des talents se
sont révélés au fil des ans. A suivre plusieurs rendez-vous, le jeudi et
vendredi à 17h30 et le samedi à 11h30 et 17h30.
Le Karrikaldi place Jacques-Portes.
C’est la troisième édition place Jacques-Portes, du jeudi au dimanche, de 16 h
30 à 23 heures. C’est le rendez-vous très prisé pour les amateurs de danses et
de chants traditionnels. L’an dernier, près de 3 000 personnes s’étaient
réunies là. cette année, à ne pas manquer vendredi, la présentation d’un saut
spécifique à Bayonne, le Baionarrak, composé par le musicien Jean-Pierre
Dumoulin.
Le championnat du monde d’omelette au piment.
Il est organisé par le syndicat de défense du piment doux du Pays Basque et du
Seignanx sur le Carreau des Halles le mercredi 30 juillet au moment où les
coureurs accompliront le parcours de la Foulée du Festayre. Vingt-cinq peñas participeront.
Il parait que cette année il y aura beaucoup de chanteurs et aussi une chanson
dédiée au piment.
Le réveil du roi Léon.
C’est l’un des grands rendez-vous des Fêtes. Tous les jours, des milliers de
personnes se regroupent sous le balcon de l’Hôtel de Ville pour réveiller le
paresseux. La première apparition du roi date de 1987. les associations
Or-Konpon et Zahakin cherchaient à l’époque des idées pour rassembler les
familles au cœur de la fête.
Corrida de rejon le samedi et corrida le dimanche.
Samedi 2 août, premier rendez-vous taurin avec une corrida de rejon à 18
heures. Le lendemain, première corrida du cycle bayonnais avec des toros de
Hubert Yonnet lesquels seront embarqués lundi et arriveront à Bayonne le soir
même, pour les toreros Juan José padilla, le Bayonnais Julien Lescarret, et
Luis Bolivar.
Qui lancera les clés depuis le balcon ?
Hier, Henri Lauqué a dit qu’une clé serait lancé par le capitaine des
basketteurs de Denek Bat, qu’une autre le serait par les rameurs de l’Aviron Bayonnais
et de la Société
Nautique. Les footballeurs de l’Aviron aussi seront au
balcon. Quant à la troisième ? Mystère.
Jano Fourcade et Klodina Aphestéguy siègeront
en alternance dans la commission où ils porteront une conception qu’ils mettent
en pratique depuis 1987
Quand le téléphone a
sonné, ils ont d’abord été étonnés. Et même très surpris. « Mais cela a été une
bonne surprise », confiait hier Jano Fourcade, lequel gère le local du Patxoki
avec Klodina Aphestéguy. La surprise, c’était une invitation à
participer à la nouvelle commission extra-municipale des fêtes . Jano Fourcade siègera en
alternance avec Klodina Aphestéguy. Avec conviction mais en attendant de voir «
ce qu’il en sortira ».
L’un comme l’autre ne cachent pas leurs
idées. Jano était sur la liste Baiona Berria aux dernières élections
municipales et Klodina assurait la permanence. Quant au local de la rue des
Cordeliers, l’affichage dit clairement où l’on entre. Bien sûr, pendant les fêtes , on y
cause de politique et ici, la politique a la couleur de l’abertzalisme.
Tout s’explique par l’histoire des lieux
ouvert en juin 1987 où se retrouvaient insoumis, rebelles, féministes et on en
oublie. « Beaucoup de tendances et de contestation en fait », résume Jano
Fourcade qui se souvient aussi des concerts alternatifs qui se succédèrent.
Pourquoi Patxoki ? Pour évoquer le nom du groupe
Patxa qui fit les beaux jours des années quatre-vingt.
Mais au-delà du discours, il y a aussi une
volonté très affirmée de défendre une certaine façon de faire la fête. Cela
tient à une somme de pratiques que Jano et Klodina défendront au sein de la
commission.
«
Niet aux nuisances sonores ». Déjà, il y a les enceintes dans la rue. «
Nous, nous disons niet à cette nuisance, affirment-ils. Dans le local, il y en
a dans le local mais tournées vers l’intérieur. Il y a aussi les comptoirs
extérieurs dans les rues étroites. Nous sommes contre, ne serait-ce que pour
des raisons de sécurité. La concentration humaine et trop de bruit ne
provoquent que de l’agressivité.
Nous pensons qu’il faudrait étaler la fête
géographiquement y compris vers Saint-Esprit et aussi en créant un village de
casetas, par exemple pour les peñas trop petites où l’accès n’est pas facile
pour le public. En fait, il faudrait vraiment contribuer à désengorger le Petit
Bayonne ».
Dans le local, et parce que « ce n’est pas
un local comme les autres », ceux de Patxoki clament haut et fort qu’on ne
vient pas chez eux uniquement pour boire un coup.
Verres
consignés. On vient aussi pour s’informer : sur les agressions
sexuelles, le sida, sur la défense du droit des saisonniers. Les tarifs sont
convenables et affichés en français et en basque. Bien sûr la question de la
langue sera évoquée au sein de la commission. Quant aux boissons non
alcoolisées, elles sont moins chères que celles qui le sont. Quant aux
toilettes, ce n’est pas du tout un détail, elles sont ouvertes et offrent un
accès pour les handicapés. Il y a aussi les verres en plastique réutilisables
et consignés moyennant un euro. « En fait, souhaiterait Jano Fourcade, on
voudrait une fête de curieux et de découverte et pas seulement de consommation
».
Maider
Exoan.
Elle représente le Collectif contre les violences sexistes et au sein de la
commission extra-municipale, elle représente aussi le Collectif des femmes en
Pays Basque. « Enfin, nous sommes autour de la table, disait-elle hier. C’est
une grande première. Un pas considérable. Il y a quelques années, on ne nous
recevait même pas à la mairie et il ne fallait surtout pas parler de ces
sujets. Désormais, ce qui est encourageant, c’est de sentir une bonne écoute au
sein de la commission. Nous attendons maintenant un signe fort. Les violences
sexistes existent tout au long de l’année. Elles n’apparaissent pas seulement
pendant les fêtes
où il y a quand même un degré très fort de permissivité. Notre souci est de
relayer le message tout au long de l’année comme c’est le cas par exemple pour
les questions qui concernent l’alcool au volant. Pour les violences sexistes
qui ont beaucoup à avoir avec des problèmes d’éducation, nous avons des
propositions à faire en diffusant un message qui s’adresse à tous et qui ne
culpabilise pas les victimes potentielles. Nous espérons aussi qu’il y aura un
suivi après les fêtes,
tout au long de l’année ».
FÊTES. Samedi, la nouvelle commission extra-municipale a été installée.
Elle ne comptera plus que vingt membres et elle vise à intégrer tous les
aspects des Fêtes
1. La
commission a été resserrée autour de vingt membres.
Ils étaient une quarantaine. Ils seront
désormais vingt, en plus du président Henri Lauqué et du vice-président Thomas
Jaussaud (adjoint à la
Jeunesse, sport et vie associative). La commission a été
installée samedi dernier. La
Ville souhaite qu’elle soit permanente, c’est-à-dire qu’elle
siège dès le mois de septembre pour préparer l’édition de 2009. Voici les noms.
- Il y aura six élus de la majorité :
Martine Bisauta, Jean-René Etchegaray, Aitor Arandia, Isabelle Doucet-Joye, et
donc Thomas Jaussaud. Deux élus de gauche : Jérôme Aguerre et Mathieu Bergé. Un
élu de Bayonne
par Cœur : Yves Ugalde.
- Pour les peñas, le Groupement des
Associations Bayonnaises (GAB) aura un représentant. Il s’agira probablement de
Laurent Roux. Le GAB se réunit demain. André Lascoumes représentera Orkonpon et
Jean-Jo Marmouyet, la peña Erronda. Dans le Petit Bayonne, Jano Fourcade parlera au nom de Patxoki. Ce sera une voix
abertzale qui s’exprimera.
- Chez les professionnels, Pierre Barat et
aussi Mikel Ochandiano seront les porte-paroles des cafetiers-restaurateurs.
Maider Etxoan parlera pour deux collectifs de femmes, Maité Axiari, pour
l’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, Gérard
Iribaren pour les quartiers périphériques.
- Enfin, les trois représentants du groupe
animation seront Christian Paillaugue (Baiona Banda), Franck Ethève (Basoko
Lagunak) et Roger Goyeneche (Karrikaldi).
2.
Quelle est la philosophie de cette commission ?
Elle vise à intégrer tous les aspects de la
fête. Qu’il s’agisse de l’organisation matérielle, de la sécurité, de
l’animation à proprement parler. « Ce que nous avons voulu, explique Martine
Bisauta, c’est qu’il y ait, comme l’a dit quelqu’un samedi, un regard croisé
sur les Fêtes. Avant les uns
étaient coupés des autres. Ceux qui s’occupaient de la sécurisation, de
l’animation ou de la logistique n’avaient pas vocation à se parler. Désormais,
les choses sont faites pour que tous entendent parler les autres ».
3.
Pourquoi avoir fait ce choix cette année ?
« C’est un choix politique très clair,
assure Henri Labayle, adjoint notamment chargé des espaces publics, un choix
lié à la volonté de gouverner autrement. Avec un sujet aussi fort que celui des
Fêtes de Bayonne, nous avons voulu mettre nos
paroles en musique avec nos actes. Aujourd’hui, nous sommes arrivés au bout
d’un processus. Si nous voulons améliorer la qualité des Fêtes, il est impératif que chacune
prenne ses responsabilités. La ville est là pour accompagner, pas pour
devancer. Elle dit certaines limites. Elle dit ce qui est possible, mais elle
n’est pas là pour dire quand on rit et quand on s’amuse. Nous avons donc un
besoin impératif de ce qui vient du terrain, des peñas, des associations… » «
C’est en fait une continuité, poursuit Thomas Jaussaud. Les choses sont
toujours parties des initiatives privées, de ces ressources festives naturelles
bayonnaises ».
4.
Marteler le message de la responsabilité.
Au-delà de la nouvelle organisation de la
commission, les trois élus ont aussi martelé le message de la responsabilité. «
Chacun doit se responsabiliser » (Martine Bisauta), « s’approprier les fêtes » (Henri
Labayle).
Dans une prochaine édition, nous donnerons
la parole à Mathieu Bergé, élu de gauche qui fait partie de la nouvelle
commission ainsi qu’à d’autres acteurs des fêtes.
« H. Lauqué
s’imposait comme président »
Avant les élections municipales, Henri
Lauqué avait adressé une longue note au maire Jean Grenet dans laquelle il
indiquait qu’une commission comprenant quarante personnes, c’était « beaucoup
trop ». Et aussi qu’il « fallait resserrer le nombre » et que compte tenu de
l’importance croissante de l’intervention municipale dans la fête, il « fallait
qu’un élu soit le président de la commission ». Jean Grenet ne l’a pas
souhaité. Hier, Thomas Jaussaud, en donnait les raisons : « Les fêtes restent
le patrimoine de tous les Bayonnais. Il n’y pas de politisation des fêtes. Les fêtes n’appartiennent pas à un
parti politique ou à une majorité ». Donc, il n’était pas question de «
municipaliser » la présidence de la commission. Et comme, insistait Thomas
Jaussaud, « Henri Lauqué s’imposait. C’est le meilleur connaisseur des Fêtes, des personnes. Dès lors, il
était bien évident qu’il devait continuer d’être le président de la commission
extra-municipale des fêtes
».
Henri Lauqué préside la commission
extra-municipale des fêtes
depuis treize ans. Il succédait alors à André Béhotéguy qui fut président
pendant vingt-et-un ans. Il y a treize ans, Henri Lauqué ne découvrait pas les Fêtes de Bayonne. Il connaît en effet les
rouages de la grande machine depuis 1976 et depuis l’époque où il fut directeur
de l’Office de tourisme de Bayonne.
Né à Bayonne, âgé de 56 ans, Henri Lauqué est directeur de la
communication du Comité départemental du tourisme des Pyrénées-Atlantiques
depuis 2000. Ancien footballeur, ancien président de la section football de
l’Aviron Bayonnais, ancien administrateur puis vice-président de l’Aviron
Bayonnais omnisports, il fut pendant vingt ans chanteur dans les rangs de
Pottoroak.
SEXISME.
Le collectif contre les violences sexistes dénonce les agressions contre les
femmes, notamment pendant les fêtes
Les
fêtes de Bayonne n’étaient pas
joyeuses pour tout le monde l’année dernière. Pendant que les festayres s’en donnaient
à cœur joie, au moins deux femmes se faisaient violer dans les rues de la
ville. D’après
les femmes du collectif contre les violences sexistes, ce chiffre pourrait être
beaucoup plus élevé : il ne recense que les plaintes déposées. « On sait que la
plupart des viols restent dans le silence et il est certain qu’il y a beaucoup
plus d’agressions », a affirmé Isabelle Bardenave, lors d’une conférence de
presse mardi.
Si
elles reconnaissent que les mesures prises par la ville de Bayonne, comme le renforcement de la présence policière et
l’installation de caméras de surveillance, vont dans le bon sens, elles les
jugent insuffisantes, voir inefficaces.
Prise de
conscience. Le
collectif estime que c’est essentiellement la prévention qui peut permettre
d’éradiquer les violences envers les femmes. « La mairie doit mettre en route
un programme de conscientisation et d’éducation civique contre le sexisme à
commencer par les écoles » revendiquent-elles.
Même avec
la mise en place du dispositif réclamé, il faudrait des années avant que les
effets se fassent ressentir. Pour dissuader les agresseurs (qui ne sont pas
tous bayonnais) dès à présent, elles envisagent de faire « un geste symbolique
», et de coller des affiches marquées « la fête oui ! Agressions sexistes non !
», en basque et en français.
Le
collectif appelle les festayres, peñas et cafetiers à la vigilance. « Les
toilettes des cafés doivent rester ouvertes tant que l’établissement est ouvert
» insistent-elles. La fermeture des WC par certains établissements, soucieux
d’éviter les dégradations, oblige parfois les femmes à trouver un endroit isolé
pour faire leurs besoins, augmentant les risques d’agression. Pour elles,
seul un changement du « paysage mental » de la ville pourrait résoudre le
problème.
Au-dessus de sa poêle
géante de 2,20 mètres de diamètre, Peyo Indart, le visage rougi par la
chaleur, touille vingt kilogrammes de piments doux avec une méga
spatule. À côté de lui, ses amis battent énergiquement 2 500 ?ufs dans
de grandes marmites. La
scène peut paraître surréaliste. Pourtant, elle se déroulait hier matin
au carré des halles. À l’occasion du 4e championnat du monde d’omelette
aux piments, les jeunes du comité des fêtes d’Armendarits ont préparé
une omelette géante. Ce qui n’était pas une mince affaire : trente
petites mains y ont travaillé pendant quatre heures. Cette idée un peu folle ne date pas d’hier : « Cela fait dix ans qu’on en cuisine sur la place du village », indique Peyo. À
la fin de la matinée, 9 00 parts ont été vendues, au prix de 3 ? pièce.
Les bénéfices récoltés sont destinés à l’association Ela (Association
européenne contre les leucodystrophies).
Plat traditionnel.
À côté d’eux, vingt peñas se disputent la place de champion du monde
d’omelette aux piments. Une compétition qui, malgré son nom solennel,
ne se prend pas au sérieux. « L’omelette, c’est la fête »,
s’enthousiaste Jean-Michel, de la peña Lagunekin. Organisé par le
syndicat des producteurs de piment doux, ce concours vise à remettre
une tradition tombée en désuétude au goût du jour : « Il y a vingt ans,
quand on faisait les Fêtes, on mangeait de l’omelette vers 2 ou 3
heures du matin. C’est un plat facile à faire et convivial », assure
Koldo Biscay, le président du syndicat.Le concours veut faire taire les
« querelles de clochers. Chaque cuisinier a sa petite méthode qu’il
juge supérieure. » Le jury, composé de douze personnes dont des
cuisiniers, a le dernier mot. Mais
les perdants ne sont pas mauvais joueurs. Après la remise des prix,
chaque peña passe dans la foule et propose gentiment une dégustation de
leur fameuse omelette.