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Omelette Gargantua

Au-dessus de sa poêle géante de 2,20 mètres de diamètre, Peyo Indart, le visage rougi par la chaleur, touille vingt kilogrammes de piments doux avec une méga spatule. À côté de lui, ses amis battent énergiquement 2 500 ?ufs dans de grandes marmites.
La scène peut paraître surréaliste. Pourtant, elle se déroulait hier matin au carré des halles. À l’occasion du 4e championnat du monde d’omelette aux piments, les jeunes du comité des fêtes d’Armendarits ont préparé une omelette géante. Ce qui n’était pas une mince affaire : trente petites mains y ont travaillé pendant quatre heures.
Cette idée un peu folle ne date pas d’hier : « Cela fait dix ans qu’on en cuisine sur la place du village », indique Peyo.
À la fin de la matinée, 9 00 parts ont été vendues, au prix de 3 ? pièce. Les bénéfices récoltés sont destinés à l’association Ela (Association européenne contre les leucodystrophies).


Plat traditionnel. À côté d’eux, vingt peñas se disputent la place de champion du monde d’omelette aux piments. Une compétition qui, malgré son nom solennel, ne se prend pas au sérieux. « L’omelette, c’est la fête », s’enthousiaste Jean-Michel, de la peña Lagunekin. Organisé par le syndicat des producteurs de piment doux, ce concours vise à remettre une tradition tombée en désuétude au goût du jour : « Il y a vingt ans, quand on faisait les Fêtes, on mangeait de l’omelette vers 2 ou 3 heures du matin. C’est un plat facile à faire et convivial », assure Koldo Biscay, le président du syndicat.Le concours veut faire taire les « querelles de clochers. Chaque cuisinier a sa petite méthode qu’il juge supérieure. » Le jury, composé de douze personnes dont des cuisiniers, a le dernier mot.
Mais les perdants ne sont pas mauvais joueurs. Après la remise des prix, chaque peña passe dans la foule et propose gentiment une dégustation de leur fameuse omelette.

Par Allison Fernandes.

Un effort de qualité

La musique vivante, sous toutes ses formes, occupera une place privilégiée dans le programme de l’édition 2007, du 1 au 5 août.

C’est ce matin que Jean Grenet, entouré du sous-préfet et du procureur de la République, présentera les nouvelles dispositions prises pour l’organisation des Fêtes, et notamment, bien sûr, pour leur sécurité. Hier, au bar à vin Le Dacquois, rue d’Espagne (un vieil établissement bayonnais que le chef d’entreprise Michel Hoff a racheté et aménagé avec goût tout en le maintenant « dans son jus ») les médias locaux étaient invités à la traditionnelle présentation du contenu de ces mêmes Fêtes. C’était forcément plus joyeux.

Comme chaque année Henri Lauqué, le président de la commission extra-municipale, sans livrer un programme exhaustif (on le trouvera dans un document plus complet que les années précédentes, avec en couverture l’affiche de Marie-Céline Hondelatte) a révélé les nouveautés et les temps forts de l’année.

Neuf peñas sur les planches.

Parmi ces nouveautés, la course de paddleboard imaginée par Robert Rabagny, « Indien » du BO, mais aussi président de la peña Bayonne Plage. Elle complétera, le mercredi, journée de lancement des Fêtes, la Foulée du festayre et le championnat du monde d’omelette aux piments. Le paddleboard est une planche plus rapide et maniable que le longbaord, utilisée au départ par les secouristes sur les plages d’Australie et qui est aujourd’hui un outil de travail des MNS. A 14 heures, les membres de neuf peñas prendront le large sur leurs planches et parcourront 14,400 km. Le départ est prévu à 14 h 30 à la Côte des Basques et l’arrivée devant l’Aviron Bayonnais surf club vers 19 heures. Huit relais sont au programme, à Biarritz, Anglet et Bayonne.

Jean Grenet a salué avec beaucoup de chaleur cette initiative de l’animateur biarrot : « Il faut arrêter de dresser des barrières entre nos villes et mettre en commun ce qui nous enrichit.» La peña victorieuse remportera un bouclier que Robert Rabagny s’est fait un plaisir de brandir. Il est dédié à Joseph Fourquet dit Carcabueno, illustre guide-baigneur biarrot qui sauva Bismarck de la noyade. « On va essayer de gagner celui-là et surtout un autre », a promis, en souriant, Jean Grenet.

Tout comme le réveil du roi Léon, le défilé des géants, ou les courses de vaches, le Karrikaldi sera l’un des rendez-vous quotidiens des Fêtes. Un rendez-vous très prisé des amateurs de danses et de chants traditionnels. Comme l’an dernier il aura pour cadre la place Jacques-Portes, au pied du Château-Vieux, de 16 h 30 à 21 heures. « La sonorisation et la visibilité ont été améliorées », a précisé Henri Lauqué. Parmi les nouvelles formations qui se produiront dans le cadre de ce Karikaldi, Los Compadres, de Pampelune, et un groupe gascon.

Le rôle des bandas.

La journée du jeudi sera, comme chaque année, plus particulièrement celle des enfants mais la commission extra-municipale a souhaité également lui donner une tonalité culturelle avec deux concerts : l’un en la cathédrale (avec orgue, gaitas, txistu et accordéons) et l’autre en la collégiale Saint-Esprit (avec l’otxote Aizkoa). Cet effort de qualité se manifeste également dans le choix des bandas qui sillonneront les rues. « Ce sont les bandas et les peñas qui sont à l’origine de beaucoup d’initiatives dans ces Fêtes », a souligné Jean Grenet. D’une façon générale la ville a souhaité que la musique vivante soit de plus en plus présente dans les rues.

Le samedi verra le retour du groupe Burrunka (percussions africaines sur fond de gaitas) que l’on avait pu admirer lors de la Fête de la musique, et une parade de Baionako Tamborrada. Le samedi soir et le dimanche soir, onze chars participeront au traditionnel corso lumineux. La commission extra-municipale n’a pas eu beaucoup de succès dans son appel aux nouvelles candidatures : une seule association a répondu à l’appel. Mais cette volonté de retrouver un niveau de qualité qui avait baissé a quand même, d’après Henri Lauqué, porté ses fruits, incitant les participants habituels à se surpasser.

Outre la messe des bandas en l’église Saint-André, toujours haute en couleur, et la messe des fêtes en la cathédrale, la journée de dimanche offrira des manifestations beaucoup plus profanes avec la quatrième édition du « Paquito Lagunak », autrement dit le plus grand « Paquito Chocolatero du monde » organisé par l’association Basoko Lagunak en partenariat avec « Sud Ouest ». Record à battre : 5 000 participants .

Article d’Emmanuel Planes

Championnat du monde d’omelettes aux piments

Mercredi 1er août à 10h : Championnat du Monde d’omelette aux piments

Le syndicat de la promotion du piment doux du Pays Basque et du Seignanx, et les associations bayonnaises invitent les peñas qui souhaitent participer au Championnat à s’inscrire avant le mercredi 25 juillet. Rendez-vous le 1er août au Carreau des Halles.

Inscriptions au 06.76.47.37.51.


17 juillet 2007 - Aucun commentaire
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