Environnement : les verres en plastiques consignés
Le verre en plastique consigné au prix d’un euro, pour réduire la
consommation de gobelets: associations et cafetiers restaurateurs réfléchissent
à la généralisation du baso berri
Rendez-vous pris à quatre. En premier, Laurent Roux,
président du GAB, comprenez le Groupement des associations bayonnaises. Le GAB,
créé en 2004, compte 43 associations, lesquelles fonctionnent toute l’année.
C’est le très gros de la troupe. Laurent Roux est aussi président d’Haiz Egoa.
À ses côtés, Gilles Bernbougle, président de l’association Alternatiba. En
2006, elle a inventé le baso berri (lire ci-contre). Et aussi, Manu Arrechea,
secrétaire du GAB, membre de la peña Argitsuak et Pierre Barat, patron du
Saloon, représentant des cafetiers et restaurateurs.
« Positiver ». Motif de la rencontre : le fait que
le GAB et que les cafetiers restaurateurs font désormais partie de la nouvelle
commission. « Nous sommes contents d’en être, assure Laurent Roux. Cela faisait
trois ans que nous le demandions. Nous y sommes désormais. Nous, la politique
on s’en fiche. Nous savons en revanche que c’est le lieu où se fabriquent les fêtes et nous
avons envie de travailler ». Même son de cloche chez son secrétaire et chez Pierre
Barat qui veut absolument « positiver ».
Que veulent-ils
proposer ? Pierre
Barat n’y va pas quatre chemins. « Ce qui serait bien, ce serait de regrouper
un maximum de professionnels pour attirer leur attention, sur des problèmes
d’hygiène notamment. C’est, par exemple, la question des toilettes ouvertes
dans les établissements. C’est aussi celle des poubelles devant les bars. À la
fin des fêtes
, je serais satisfait si beaucoup avaient été installées pour que cela aide les
services techniques de la ville ». Laurent Roux enchaîne et se souvient des
chiffres donnés lors des réunions de la commission. « Le nettoyage des rues
représente un poste budgétaire énorme. Si nous pouvions économiser là l’argent
que l’on pourrait utiliser ailleurs… » C’est là qu’intervient Gilles
Barnebougle. Le président d’Alternatiba n’a pas de solution miracle à proposer
mais une idée qui fait peu à peu son chemin. C’est celle du baso berri. Le
nouveau verre. Ce verre, en fait, est en plastique. Un plastique rigide,
fabriqué en Allemagne.
Principe simple. Alternatiba met à disposition des
associations et des professionnels, des verres. Pendant les fêtes, chaque consommateur paie le
prix de la consommation auquel s’ajoute un euro de consigne. Chacun peut
conserver son verre, le temps qu’il souhaite et lorsqu’il le rapporte dans un
bar ou une association, l’euro est rendu. Bien sûr, le système, lourd à mettre
en place, est performant si beaucoup de bars et d’associations jouent le jeu.
Bien sûr, l’enjeu est important. Par exemple pour Bil ta garbi qui aide
l’association dans cette opération comme d’ailleurs
Serge Airoldi

