Bon plan : cours gratuits de Mutxikoak à Bayonne
MUTXIKOAK. Une semaine
avant les fêtes, la mairie propose des cours gratuits de mutxikoak en vue du
traditionnel Dantzazpi qui aura lieu place Jacques-Portes
C’est devenu un rendez-vous
quasi immanquable pour les amateurs de mutxikoak. Depuis plusieurs années,
Agnès Perez, mandatée par la municipalité de Bayonne , dispense des cours de
mutxikoak, la semaine précédant les fêtes de Bayonne. Et cette initiative a
toujours autant de succès. «Le gymnase est toujours plein, explique Agnès
Perez, membre des groupes Kokin et Zeina. Les gens qui viennent ici ont des
profils très différents ; certains sont en vacances, d’autres travaillent et ne
peuvent se libérer que la semaine avant les fêtes. Pour certains, cette remise
à niveau constitue une excellente piqûre de rappel.» «Les gens veulent
s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des grands-parents, des parents, des
enfants et petits-enfants. C’est très convivial »
Professionnelle. Cette année, l’animatrice a préféré
dispenser ses cours au gymnase Robert Caillou, plutôt que place Montaut où elle
ne disposait que «peu de place.» Agnès Perez connaît bien son métier. Elle
danse depuis l’âge de 8 ans et a été membre de plusieurs groupes folkloriques.
Aujourd’hui,
elle chante, joue du txistu et de la xirula dans “Kokin”, groupe au
répertoire traditionnel chanté. Depuis peu, Agnès Perez est également membre du
groupe “Zeina”, où elle est animatrice. “Zeina” offre au
public des danses basques mais aussi des danses d’ailleurs. «Je suis professionnelle
depuis 1999, affirme Agnès Perez. Mais ce que j’aime surtout, c’est le côté
pédagogique. L’enseignement m’attire beaucoup. Lorsque je me déplace dans le
cadre de festivals dans diverses régions de France ou en Europe, je fais
toujours une initiation aux danses basques. Je veux transmettre la danse.» Mais
le répertoire basque n’est pas un répertoire facile.”»Nous avons vraiment
besoin de cette semaine d’apprentissage.Une autre semaine d’initiation l’année
prochaine?
Les mutxikoak ne sont pas
des danses faciles : il y a une dizaine de pas qu’il faut assimiler, mémoriser.
Certains danseurs parlent la langue et essaient de comprendre la signification
des pas. Mais ça ne veut rien dire ! Moins ils comprennent, mieux c’est !
J’essaie de leur apprendre, en parallèle, des danses d’ailleurs, plus faciles,»
poursuit Agnès Perez.
Les
mutxikoak attirent un très large public d’amateurs. Selon l’animatrice, «les
gens demandent avant tout à s’amuser. Ils viennent en famille, on voit des
grands-parents, des parents, des enfants et petits-enfants. C’est très
convivial. Et c’est ça que les gens recherchent avant tout.» Et contrairement
aux idées reçues, les hommes dansent de plus en plus ! Mais Agnès Perez ne
s’arrête pas là : «j’aimerais faire une autre semaine d’initiation l’année
prochaine, celle-là consacrée au fandango. Mais cela nécessiterait une autre
plage horaire. À la mairie d’approuver mon initiative…» En attendant l’année
prochaine, l’animatrice n’a qu’un mot d’ordre pour ses élèves : «Rendez-vous au
Dantzazpi !»
Pour ceux qui ont besoin
d’une initiation, des cours de Mutxikoak sont dispensés gratuitement du 21
au 25 juillet de 18h à 20h au gymnase Robert Caillou, à
Maitena Idiart

